La fusion des ENS de Fontenay-aux-Roses et Saint-Cloud et ses conséquences

Read the full article

Discuss this preprint

Start a discussion What are Sciety discussions?

Listed in

This article is not in any list yet, why not save it to one of your lists.
Log in to save this article

Abstract

Cet article analyse l’introduction de la mixité dans les concours des ENS de Fontenay-aux-Roses et Saint-Cloud en 1981. Il montre qu’après la fusion des épreuves, la proportion de femmes admises en filières scientifiques (maths, physique) a chuté brutalement, passant d’environ 50 % à 15–20 %. La mixité a désavantagé les candidates dans ces disciplines perçues comme masculines, probablement en exacerbant l’autocensure et le sentiment d’illégitimité. À long terme, cette baisse a réduit le nombre de docteures en mathématiques, limitant les modèles féminins dans ce domaine. L’étude souligne que l’organisation institutionnelle des concours influence la reproduction des inégalités de genre. Elle invite à considérer la non-mixité comme un outil possible pour promouvoir l’égalité, et à dépasser une approche purement normative de la mixité au profit d’une analyse de ses effets concrets.

Article activity feed